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17/02/2010

le jazz sous l'occupation

Serge Régnier, ex professeur d’histoire vient de signer un ouvrage intitulé : jazz et société sous l’occupation et qui balaie une idée reçue selon laquelle que l’on ne pouvait écouter du jazz pendant l’occupation allemande et que même l’écouter était presque un acte de résistance héroïque, et il n’y a aucune raison de ne pas croire son auteur qui d’abord  à vécu cette époque (il a aujourd’hui plus de 70 ans et mis 10 ans pour réunir témoignages et documents cet ouvrage en forme de thèse mais passionnante à lire pour qui s’intéresse au jazz et à l’histoire. Certes a cette époque la « propaganda Staffel » contrôlait toutes les activités artistiques, mais ne dit rien sur le jazz assimilé à de la « musique légère » certes toutes les œuvres des compositeurs juifs furent bannie des exécution publiques, c’est ainsi que les nom de Gershwin, Berlin, etc. furent supprimer des affiches et que par exemple le célèbre « lady be good » des frères Gershwin fut rebaptisé « Les bigoudis » et joué à la barbe, ou plutôt, aux oreilles « crasses » des censeurs nazis chargés d’interdire toute musique « négro –judéo-anglo saxonne ». Ce qui n’était pas le cas de certain officier de la Weirmarch ou de la Lutfwaffe, Charles Delaunay, entre autre membre du hot Club, racontant que, rue Chaptal siège de cet emininent cercle de jazz de l’époque, un officier allemand s’installait régulièrement au piano lors de jam-sessions (fait relaté par Jacques Chesnel dans « jazz en quarantaine » paru en 1994 aux édition Isoéte) et plus étonnant vous découvrez dans cet ouvrage que pendant cette période, les affiches des concerts de Django Reinhardt ornée les murs de Paris (quant on sait le sort que réservaient en général les nazis aux tziganes) , et qu'Harry Cooper noir américain ex musicien de l’orchestre de Duke Ellington joué à la Cigale (il est vrai qu’entre temps il avait obtenue la nationalité française, et vous aurez également la confirmation que la police française était plus prompte à faire appliquer les directives de la « propaganda staffel » que les allemand eux même ? fait confirmé par le tromboniste guadeloupéen Al lirvat citant le cas d’un café ou le patron lui-même et sans pression des allemands avait affiché « Interdit aux Juifs et au Négres »…En tout cas ne vous interdisez pas de lire cet ouvrage passionnant et adoubé Jazz-et-societe-sous-l-Occupation.jpg par la très sérieuse Académie du jazz……… ;

 

18:44 Publié dans Livre | Tags : jazz, occupation, guerre, livre | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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